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Freeter : une nouvelle classe sociale ?

Traditionnellement, le salarié japonais travaille toute sa vie dans la même entreprise, lui consacrant beaucoup de son temps avec en retour la certitude d’un emploi à vie. Cette situation a lentement changé depuis les années 1980.

Actuellement, les freeters représentent une part importante des salariés qui travaillent à temps partiel ou qui ont des emplois temporaires. On estime aujourd’hui à plus de 34 % les salariés vivant en situation précaire.

A la fin des années 1980, en situation de plein emploi, les freeters étaient souvent de jeunes japonais ayant délibérément choisi de ne pas intégrer une grande société afin de vivre librement, souvent en fonction de leurs envies ou besoins, se démarquant totalement de la vie de leurs parents employés à vie dans la même entreprise.

Suite à la détérioration de la situation économique au Japon, les grandes entreprises, gages de stabilité, ont dû procéder à des licenciements, mettant un terme à l’image de l’emploi à vie dans une entreprise, tandis que de nombreux jeunes ne poursuivant pas d’études en universités ont beaucoup de difficultés à décrocher un emploi stable et intéressant à la sortie du lycée.

Les freeters ont en général entre 15 et 34 ans, peu qualifiés, et vivent en totale précarité:
- les entreprises qui les emploient n’ont pas toujours les moyens pour cotiser à la sécurité sociale, l’assurance chômage, ni la retraite.
- leurs faibles revenus ne leur permettent pas de payer les six mois de salaire nécessaires à la signature d’un bail d’habitation. Ce sont leurs employeurs qui se portent garant pour l’obtention d’un logement – et uniquement pendant la durée du contrat de travail. Certains freeters sont donc obligés de retourner vivre chez leurs parents, ou d’avoir une existence semi-nomade en dormant dans des cybercafés où ils trouvent pour une somme forfaitaire un endroit pour dormir, ainsi qu’un repas sous-vide et des boissons chaudes à volonté.

(à suivre ..)

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